Mercedes C W202

Un bref historique du DTM :

Le Deutsche Tourenwagen-Masters (DTM) est le championnat allemand de voitures de tourisme.

Née dans les années 1980, cette compétition connut rapidement un vif succès tant au niveau du public (100.000 spectateurs sur certaines manches) que des sponsors. En Allemagne, sa popularité dépassait de loin celle de la formule 1. Le succès du DTM est fait de Berlines ‘bodybuildées qui deviennent de plus en plus chères à développer et au look agressif . Des courses en peloton spectaculaires ont progressivement débordé les frontières de l’Allemagne. Au milieu des années 1990 , avec l’aval de la FIA , le DTM s’est internationalisé pour devenir ITC (international Touring Championship). Mais l’explosion des coûts à cette internationalisation provoqua la disparition du championnat à la fin de la saison 1996.

(remarque : ce championnat prend la suite du DRM qui a vu courrir les magnifiques et impressionnantes voitures du Gruppe Pfumf (groupe 5) )

Le premier classement débuta en 1984 et fut remporté par : Volker Strycek (Allemagne / BMW 635 CSI), il faudra attendre 1994, pour voir : Klaus Ludwig (Allemagne sur MERCEDES-ClassC) et en 1995  : Bernd Schneider(Allemagne sur MERCEDES ClassC )…….

Le DTM renait de ses cendres en 2000 sous l’impulsion des constructeurs, OPEL et MERCEDES, ce championnat sera remporté par Bernd Schneider sur Mercedes. Puis en 2002 AUDI fait son entrée dans la compétition.

Mercedes CLK DTM 2000 Ech :1/18.

 

Le DTM accueille un grand nombre de pilotes de renom de la F1, pour les citer : Jean Alesi, Heinz-Harald Frentzen ,Mika Hakinen , David Coultard , ou des stars de l’endurance :Rinaldo Capello , Allan Mcnish ou encore Timo Kristensen.

En 2005 trois marques se sont disputées la victoire : Audi (8 voit) ,Mercedes(8 voit) ,Opel (4 voit) .La marque MG ROVER devait s’engager cette saison mais n’est jamais apparue en raison de sa faillite. Puis de 2006 a 2011,il ne reste que deux marques seulement après le départ d’Opel.

La saison 2010 et 2011 ne voient aucune évolution dans les modèles utilisés alors que les modèles Audi A4 DTM et Mercedes Classe C DTM évoluaient tous les ans auparavant.

Il faut attendre 2012 et un nouveau règlement pour retrouver une nouvelle dynamique qui se traduit par le retour de BMW M3 DTM alors qu’ AUDI lance une nouvelle Audi A5 DTM et que Mercedes revoit sa classe C.

Règlement en 2000 : technique et sportif en quelques mots .

Une voiture de DTM :Est une voiture de tourisme basée sur une voiture de production 4 portes construite autour d’une armature en acier.Les éléments de carrosserie sont constitués de fibre. La silhouette doit cependant garder l’allure du modèle de série. Le mode de propulsion est imposé, les aides électroniques,comme l’ ABS ou le contrôle de traction sont interdites.

Moteur : Seuls les V8 à 90° sont acceptés dans le championnat.La cylindrée maxi est de quatre litres,avec un maximum de quatre soupapes par cylindre.Trois moteurs sont validés par team, pour la saison.

Pneumatiques :Ils sont fournis exclusivement par Dunlop , un maximum de 36 pneus slicks(18 av et 18 ar)est autorisé par pilote et par Week-End .Le nombre de pneus pluies est illimité.

Essence : Standard pour l’ensemble du plateau, fournie par Aral.

Freins : Les disques plaquettes et étriers sont standards et fournis par un seul manufacturier pour l’ensemble des teams.

Poids : Le poids pilote compris ,doit être de 1.070 kilos pour les voitures de l’année en cours.

Electronique : L’ensemble des voitures doit avoir un contrôle , fourni par Bosch.La télémétrie est interdite.

Sécurité : Le pilote est entouré d’une cellule de sécurité dans l’habitacle .En outre, chaque voiture est équipée , à l’avant comme à l’arrière ,de structures adaptées en cas d’accident.

Course : Approximativement 160 km ,avec un départ à 14h. Deux pit-stops sont obligatoires pour le remplissage de carburant et le changement de pneumatiques. La voie des stands est de 80 kmh.Le premier arrêt ne peut se faire avant les six premiers tours.

source Wikipedia

la 1:4

De l’échelle 1 à l’échelle ¼ , en Présentation, pour les amoureux de belles mécaniques.

Voici un DTM Mercedes Yankee à l’échelle ¼ de 1995 . Du carbone et de l’alu composent le chassis, avec une transmission des plus originale , a découvrir.

Cette auto a été construite par les élèves du Lycée du Pays de Soule Chéraute ,qui se trouve dans le sud Ouest de la France. L’originalité s’applique sur la transmission secondaire par une cascade de pignons. Le moteur se retrouve avancé sur le châssis, le réservoir d’essence vient en porte à faux sur l’arrière de l’auto., tout cela soutenu par un châssis carbone ‘ de belle facture’ ; deux barres hautes cylindriques viennent rigidifier celui-ci. Les cellules avant et arrière tout alu sont montées sur rotules ‘unibal’ .La cellule avant, comprend une barre stabilisatrice sur balancier, avec un mono amortisseur.

L’ensemble très léger, accuse 11 kg 780 ,sans l’accus et le carburant, la carrosserie de fabrication YANKEE,est une Mercedes classe C de 1995 jaune, avec son aileron d’origine.

A l’échelle 1, dont voici une photo de l’époque en action !

A cette occasion ,j’ai sorti un autre modèle , restauré en 2009 au niveau moteur et châssis.

Un galop d’essais de la version spéciale : Sur le circuit de la LAUNE à Villeneuve les Avignon, circuit permanent du ‘VHRC’ .

Le moteur de l’époque , fidèle et glorieux ‘Zénoah’ G2D avec son détente option Yankee dérivée du cross control et de la R21turbo , avec son embrayage téflon ,tout cela donne quelques chevaux , à cette marmite bouillonnante. Un servo actuel de 22kg a la direction et un de 8kg (frein, accélérateur) . Une transmission primaire ,pignons de ‘19×44’. L’auto est réglé avec deux degrés de pince à l’arrière et deux degrés de carrossage , un millimètre d’ouverture sur le train avant. Pneumatiques  gomme : SLD de l’époque ,S4 AR et S3 AV, encore en forme !Les amortisseurs tarés dur.

Test

Me voilà roulant sur ce circuit étroit dont je connais les moindres recoins .Le 22,5 cm3 Zénoah ,prend bien ses tours avec des accélérations franches ,le pot de détente est bruyant ,l’auto motrice bien , la transmission est souple sans bruit suspect de la cascade de pignons ,l’accroche du train arrière m’amène aucune dérobade , par contre l’avant sous-vire ,je suis obligé de mettre un filet de frein pour enrouler les courbes serrées, il est vrai que le train de pneus S3 à l’avant n’est pas de la toute première jeunesse ,mais dès-que la température monte cela va beaucoup mieux .L’auto ne prend pas de roulis les amortisseurs travaillent correctement sur les raccordements bitumeux du circuit.

Au fil des tours, j’augmente le rythme , sur un freinage appuyé ,je fais un tête-à-queue, le réglage du frein unique s’impose !mais aussi je décide d’augmenter la chasse sur le train avant, déplacement d’une rondelle sur le triangle du haut afin de lui donner un meilleur cap sur la ligne droite.

Je n’ai pas pris les temps aux tours volontairement ,j’ai voulu resté raisonnable n’ayant pas droit à l’erreur (casse) car je n’ai pas de pièces de rechange.

En conclusion pour avoir roulé avec beaucoup de modèles différents du constructeur ‘Yankee’ sur ce circuit et faire un comparatif, je trouve ce proto dans la catégorie des châssis ‘longs et étroits’ , très performant pensé avec génie. Une belle réalisation mécanique.

Photos


une autre W202 aux couleurs officielles D2

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